MARAICHERS COTE D'IVOIRE

08 mars 2012

LA SALADE

laitue_i_1314800967

Laitue, salade : conseils de culture
Mots-clefs : laitue, salade

La laitue est une salade de culture facile, qui réclame peu d’espace et accessible à tous, même si vous avez un balcon.

Le semis, la plantation, l’entretien et la récolte vous aideront à avoir de belles laitues.

En résumé, ce qu’il faut savoir :


Nom : Lactuca sativa
Famille : Asteracées
Type : Annuelle

Hauteur : 20 à 30 cm
Exposition : Ensoleillée et mi-ombre
Sol : Ordinaire

Récolte : Environ 6 semaines après semis

Les plus belles variétés de laitues sont ici au meilleur prix
Semis de la laitue, la salade :
La laitue se sème en place et en ligne de février à octobre selon les types et les espèces. Plus on commencera tôt, plus il faudra protéger vos semis de châssis, cloches ou tunnel.

En ce qui concerne les semis d’été, la germination est difficile au delà de 20° donc n’hésitez pas à les semer dans un endroit un peu plus frais, voire à l’ombre…

Il est préférable de semer ou de planter une petite quantité de laitues mais de manière régulière afin de toujours avoir des laitues croquantes.

Laitue de printemps : Semis en pépinière au mois de février/mars.
Retirez le tunnel dès la fin des gelées.
Laitue d’été : Semis en place d’avril à juin.
laitue d’automne : Semis en place de mai à juin.
Laitue d’hiver : Semis en pépinière au mois d’août au mois d’octobre.
Dans tous les cas, il conviendra d’éclaircir à 25/30 cm dès l’apparition des premières feuilles.

Sachez également que la salade se cultive très bien en pot et que vous pourrez donc en profiter sur votre balcon ou votre terrasse.

Planter la laitue achetée en pot, en godet:
Si vous voulez éviter l’étape du semis, il est possible d’acheter directement vos laitues en pot (godet) avec des petites feuilles.

Vous les planterez alors en terre, que ce soit au potager ou en bac sur une terrasse ou un balcon.

Respectez une distance de 30 cm entre chaque plante et arrosez régulièrement.
Encore une fois ne plantez que ce dont vous avez besoin et renouvelez les plantations régulièrement
Récolte de la laitue, la salade :
Récoltez vos salades, laitues ou romaines, lorsque le cœur de celles-ci a atteint une bonne taille.

Lors de la récolte, il est inutile d’arracher la racine car vous l’empêcherez de faire de nouvelles feuilles.
Il est préférable d’utiliser un bon couteau et de couper la laitue au niveau du collet.
Laissez ainsi la partie blanche et de nouvelles pousses apparaîtront rapidement pour une autre récolte.
Arrosez régulièrement afin de maintenir le sol humide.
Il faut absolument récolter avant la montée en graine
N’attendez pas pour récolter vos laitues car plus elle est croquante, meilleure elle est !

Cultiver la laitue en hiver :
Il est possible de récolter de la salade toute l’année mais également durant la période hivernale.

Pour cela, privilégiez des variétés de laitues pommées d’hiver comme la Merveille d’hiver, la Passion verte d’hiver, la batavia goutte de sang , la Val d’Orge, ou encore la Brune d’hiver.

Vous sèmerez d’août à octobre, directement en place.
Dès l’arrivée des premiers froids vous allez protéger votre semis et vos cultures avec une petite serre, un tunnel ou tout autre support permettant à vos laitues de pousser malgré le gel et laissant passer un maximum de lumière.

Voici une vidéo très intéressante sur la culture de la salade :

 

A savoir sur la laitue, salade :
Relativement facile à cultiver, la laitue réclame peu d’entretien durant toute sa croissance, si ce n’est un arrosage régulier mais mesuré.

Annuelle de la famille des asteracées, la laitue est relativement pauvre en valeur énergétique tout en contenant une grande quantité d’eau et un excellent apport en oméga 3.

On y retrouve également des oligo-éléments, des fibres, des minéraux et des vitamines indispensables au bon développement de nos organismes.

Vous l’avez compris, la salade comporte de nombreux atouts, tant par sa facilité de culture que par ses qualités nutritives.
Conservation de la laitue :
Bien que sa durée de conservation soit relativement courte, il est possible de la conserver un peu plus longtemps en l’installant dans le bac à légume du réfrigérateur, entourée d’un torchon ou d’un film plastique non serré.

Mais le meilleur chemin pour la laitue reste celui qui va du potager à votre assiette !
Conseil malin à propos de la laitue, salade :
Variez les périodes de semis ainsi que les variétés (lollo rossa, batavia, frisée, rouge grenobloise, etc…) afin d’avoir des laitues presque tout au long de l’année

Posté par moundo à 10:29 - Commentaires [0] - Permalien [#]

LA SALADE

laitue_i_1314800967

Laitue, salade : conseils de culture
Mots-clefs : laitue, salade

La laitue est une salade de culture facile, qui réclame peu d’espace et accessible à tous, même si vous avez un balcon.

Le semis, la plantation, l’entretien et la récolte vous aideront à avoir de belles laitues.

En résumé, ce qu’il faut savoir :


Nom : Lactuca sativa
Famille : Asteracées
Type : Annuelle

Hauteur : 20 à 30 cm
Exposition : Ensoleillée et mi-ombre
Sol : Ordinaire

Récolte : Environ 6 semaines après semis

Les plus belles variétés de laitues sont ici au meilleur prix
Semis de la laitue, la salade :
La laitue se sème en place et en ligne de février à octobre selon les types et les espèces. Plus on commencera tôt, plus il faudra protéger vos semis de châssis, cloches ou tunnel.

En ce qui concerne les semis d’été, la germination est difficile au delà de 20° donc n’hésitez pas à les semer dans un endroit un peu plus frais, voire à l’ombre…

Il est préférable de semer ou de planter une petite quantité de laitues mais de manière régulière afin de toujours avoir des laitues croquantes.

Laitue de printemps : Semis en pépinière au mois de février/mars.
Retirez le tunnel dès la fin des gelées.
Laitue d’été : Semis en place d’avril à juin.
laitue d’automne : Semis en place de mai à juin.
Laitue d’hiver : Semis en pépinière au mois d’août au mois d’octobre.
Dans tous les cas, il conviendra d’éclaircir à 25/30 cm dès l’apparition des premières feuilles.

Sachez également que la salade se cultive très bien en pot et que vous pourrez donc en profiter sur votre balcon ou votre terrasse.

Planter la laitue achetée en pot, en godet:
Si vous voulez éviter l’étape du semis, il est possible d’acheter directement vos laitues en pot (godet) avec des petites feuilles.

Vous les planterez alors en terre, que ce soit au potager ou en bac sur une terrasse ou un balcon.

Respectez une distance de 30 cm entre chaque plante et arrosez régulièrement.
Encore une fois ne plantez que ce dont vous avez besoin et renouvelez les plantations régulièrement
Récolte de la laitue, la salade :
Récoltez vos salades, laitues ou romaines, lorsque le cœur de celles-ci a atteint une bonne taille.

Lors de la récolte, il est inutile d’arracher la racine car vous l’empêcherez de faire de nouvelles feuilles.
Il est préférable d’utiliser un bon couteau et de couper la laitue au niveau du collet.
Laissez ainsi la partie blanche et de nouvelles pousses apparaîtront rapidement pour une autre récolte.
Arrosez régulièrement afin de maintenir le sol humide.
Il faut absolument récolter avant la montée en graine
N’attendez pas pour récolter vos laitues car plus elle est croquante, meilleure elle est !

Cultiver la

Posté par moundo à 10:29 - Commentaires [0] - Permalien [#]

COURGETTE

Cucurbita pepo

Pied de courgette en fleurLa courgette est en fait une très jeune courge, cueillie avant sa complète maturité. Les plus connues, celles que l'on retrouve sur les étals des marchands de légumes, sont de forme allongée et vert sombre. Mais celles dites "de Nice" sont arrondies et généralement d'un vert plus clair, quand une variété comme 'Gold Rush' donne un légume plus long encore et d'un jaune... banane !

Semis

Les semis sont faciles à réussir. Ils s'opèrent directement en place, entre les mois d'avril à juin, selon le climat de votre région et votre souhait d'étaler les récoltes.

Tous les sols conviennent, ou à peu près, à condition que le drainage soit suffisant. En revanche, l'emplacement aura préalablement été enrichi en compost, car la bête est gourmande, et il faut assurer sa croissance. Soit vous mélangez régulièrement une bonne couche de compost à la terre sur l'ensemble de la parcelle, soit vous forcez davantage sur les zones, plus restreintes, où vous sèmerez les graines.

Les graines sont de belle taille; vous les enterrerez par groupe de 3 (on parle de poquet), à 2 cm de profondeur, chaque poquet étant séparé de l'autre de 80 cm à 1 m environ en tous sens.

Repiquage

Si vous appartenez à la famille des jardiniers pressés, il est bien sûr possible d'acheter de jeunes plants en jardinerie. Faites tremper les godets quelques minutes dans une bassine avant de les planter. L'espacement à respecter entre chaque plant est le même. Une bonne poignée de compost sera là aussi ajoutée au fond du trou. Tassez bien la terre et arrosez d'abondance.

Conseils de culture

L'arrosage doit être abondant et régulier, c'est là le seul inconvénient de cette culture. Attention à ne pas mouiller le feuillage; vous risqueriez de provoquer l'apparition du feutre blanc ou oïdium.

Quand les plants atteignent 8 cm de haut, il faut éclaircir pour ne conserver que les plus vigoureux (ne surtout pas conserver 3 pieds rapprochés si 3 graines d'un même poquet ont germé !).

Le paillage est recommandé : il limitera l'apparition de "mauvaises" herbes entre les plants, et gardera la fraîcheur de la terre.

Escargots et limaces

Il est judicieux de protéger des limaces et autres escargots les jeunes feuilles de courgettes dès leur apparition, ou les godets dès leur mise en terre !

Récolte

Les premières récoltes ont lieu 2 mois après le semis; comptez 15 jours de mieux si vous utilisez des plants déjà venus.

Récoltez progressivement, lorsque les courgettes atteignent une taille correcte (15 à 20 cm pour les longues, et 8 à 10 cm de diamètre pour les rondes). Et sans trop attendre : lorsqu'elles sont trop grosses, elles deviennent creuses et sont moins savoureuses.

Posté par moundo à 10:02 - Commentaires [0] - Permalien [#]

CAROTTES

Caractéristiques

Botte de carottes - D.R.

Botte de carottes

La carotte (daucus carota) est une vivace cultivée comme une annuelle.

A l'origine pourpre et peu sucrée, elle était particulièrement fibreuse. Les carottes que nous connaissons aujourd'hui, oranges, tendres et sucrées, ont été obtenues il y a 3 siècles de cela environ.

Où la cultiver ?

Emplacement

Les variétés courtes et sphériques, souvent jaunes, peuvent s'accomoder d'une culture en pot. Les autres, compte tenu de leur longueur (20 cm et plus) ont besoin d'un sol de jardin de préférence friable.

Bien sûr, la carotte a toute sa place dans votre potager en carrés !

Elle apprécie le plein soleil, mais accepte la mi-ombre.

Sol

La carotte pousse particulièrement bien dans les sols sableux ou limoneux. Une terre meuble est en tous cas requise; enrichissez en matière organique bien décomposée : attention aux apports de compost ou fumier trop frais !

Semis et culture

Semis précoces

Tôt dans la saison, il faudra recouvrir la zone de semis d'un voile de forçage.

La carotte s'obtient par semis, que l'on opère directement en place, de février à juillet.

Semez dans un sillon profond d'1 cm seulement. Recouvrez de sable fin. La levée est parfois longue (jusqu'à 3 semaines). Protégez les jeunes pousses de l'appêtit des limaces, qui les apprécient tout particulièrement.

Un éclaircissage est nécessaire. Procédez en 2 passes, en ne conservant qu'un plant tous les 3 cm environ lorsque les plantules font 3 cm de haut, puis tous les 8 cm quand les carottes portent 3 feuilles (elles ont alors la grosseur d'un petit doigt).

Arrosage

Arrosez peu souvent mais copieusement; cela évitera que les racines ne se "creusent". Un paillage peut s'avèrer utile pour conserver la terre fraîche.

Parasites et maladies

Protégez vos "planches" de la mouche de la carotte en couvrant les rangs avec un voile très fin (filet anti-insectes) qui empêchera la venue de l'insecte et sa ponte.

Récolte

Carottes - D.R.

Carottes en terre

Les carottes peuvent être récoltées quelque soit leur taille. Elles sont à maturité entre 12 et 16 semaines après semis, en fonction de la variété et de la région.

Aidez-vous d'une fourche-bêche. Soulevez les plants en les tirant fermement par les feuilles. Ramassez idéalement lorsque la terre est humide; cela vous évitera de casser les racines.

.

Posté par moundo à 09:57 - Commentaires [0] - Permalien [#]

OIGNON

OIGNON

L’oignon, appelé légume originaire de l’Asie centrale est cultivé depuis de 5000ans. On le trouve aujourd’hui dans plusieurs régions du monde notamment sous les tropiques au climat chaud et dans les régions du Nord au climat tempéré. L’oignon fut vraisemblablement introduit pour la première fois à Madagascar au XVème siècle par les commerçants arabes et par les missionnaires français à partir du XIXème siècle. Connu pour ses vertus thérapeutiques ou encore pour sa saveur et son odeur forte, il se présente sous 3 couleurs : blanc, jaune ou rouge.

A Madagascar, les variétés cultivées sont le Red Créole, le Noflaye, le Rouge de Tana et le violet de galmi. Elles sont localisées dans toute l’île, selon son milieu naturel et le calendrier cultural des bassins de production :

  • Des bassins de production sèche (mi-juin – Novembre), dont les principaux sont :Mampikony, Ankazoabo. Les cultures s’y font sur sols riches, alluvionnaires de « baiboho » ;
  • Des bassins de production de saison de pluies (Décembre-Février), dont les principaux sont localisés dans les environs d’Antananarivo(Talatavolonondry), à l’ouest d’Antsirabe. Les cultures sont sur tanety ou sur bas fond ;
  • Ambatondrazaka qui produit en début du saison sèche ;
  • Dans le sud, les productions sont irrégulières mais en augmentation et peuvent se conserver jusqu’à la saison des pluies. Elles se font soit en terrasses, soit sur baiboho.

La culture

L’oignon est cultivé dans environ 175 pays dans des conditions climatiques tempérées, subtropicales et tropicales. Il exige un sol fertile, léger, profondément friable et bien drainé et en culture de saison fraîche. En outre, les sols appropriés peuvent être glaiseux et alluviaux avec un pH de 5.8 à 6.5. Les sols compacts (> 1.6 à 1.7 g/cm3) affectent la croissance de l’oignon. La culture est modérément sensible à la salinité du sol, avec une diminution de rendement selon les différents niveaux de salinité du sol (ECe). La culture est en principe semée dans une serre et transplantée après 30 à 35 jours, plantée en rangs ou sur des lits élevés avec deux ou plusieurs rangées dans chaque lit, avec un espacement entre les rangées et 0.05 m à 0.10 m entre les plants. La température du sol optimum pour la germination est 15 à 25 °C.

La culture de la variété Noflaye est la plus appréciée à Madagascar. Il s’agit d’une variété semi-précoce (maturité à 145- 155 jours) qui se cultive en milieu tropical et subtropical, son bulbe est de couleur violet-marron, de forme plutôt aplatie et en moyen calibre et gros.

Selon l’information, l’oignon est riche en vitamine C, il contient de nombreux minéraux (phosphore, potassium, calcium) et oligo-éléments des composés soufrés et de la quercétine, les oignons sont utilisés pour éviter les caries et les infections buccales, pour aider à l’amincissement de sang de prévenir la formation de grumeaux de sang, Il exerce aussi une action bénéfique sur le système cardio-vasculaire.

Les principaux Pays producteurs de l’oignon dans le monde

Selon le résultat de la FAO en 2009, la production mondiale est d’environ 64 millions de tonnes de bulbes pour 3.45 millions/ ha. Les principaux pays produisant de l’oignon sont la Chine, l’Inde, les USA, le Pakistan, la Turquie, la Russie, l’Iran, le Brésil, le Mexique et l’Espagne. La Chine est le plus grand producteur d’oignon bien que 44.5 % de tous les oignons sont récoltés en Chine et l’Inde. La demande d’oignon devient à la fois une nourriture fraîche et traitée. La disponibilité de la terre est en diminution, conséquence d’une expansion de ce secteur, ce qui signifie que les rendements devront être améliorés. Le plus dur dans l’amélioration des rendements de bulbes sera l’accès à un approvisionnement en eau adéquat, ainsi que l’utilisation plus efficace d’apports en eau et en engrais coûteux et rares.

Posté par moundo à 09:53 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le poivron-piment

 

Plante et importance de la culture encote  d'ivoire 

Le poivron (Capsicum annum) est une plante annuelle qui appartient à la famille des solanacées. Le poivron est originaire du Mexique et de l'Amérique centrale. Les qualités gustatives, nutritives et diététiques du fruit sont excellentes. Celui-ci renferme 10 à 13 % de matière sèche, 4 à 6 % de sucres 1,5 à 2 % de protéines et de grandes quantités de sels minéraux, particulièrement des sels de potasse, et des vitamines, surtout vitamine C. Le poivron est 4 à 5 fois plus riche en vitamine C que le citron. La culture de poivron est assez répandue au Maroc, surtout dans la région du Souss, ainsi que dans les régions côtières et au Saïs. Elle permet d'avoir une production en deux périodes: Novembre - mi-Janvier et Mars - fin Mai. Durant la période de fin Janvier à Mars, la production est faible alors que la demande est élevée.

Exigences édapho-climatiques

Les exigences du poivron en chaleur sont plus grandes que celles de la tomate. Son optimum de croissance se situe à 24°C. Son zéro végétatif se situe à 8°C, mais la croissance de la plante se ralentit à des températures inférieures à 13°C. Le poivron est très sensible aux températures basses. Les températures supérieures à 35°C réduisent la fructification et la photosynthèse. Les exigences de la culture en lumière sont très grandes. Dans les vergers ou sous les bananiers sous-serre, le poivron ne donne pas des rendements satisfaisants. En ce qui concerne la photopériode, le poivron est une plante de jours longs. Le poivron est très exigent en qualité de sol. Ses exigences sont plus grandes que celles de la tomate. Le sol préféré présente les caractéristiques suivantes: sol profond, bien drainé, chaud et bien pourvu en humus et en matières nutritives aisément assimilables. Les sols légers conviennent à la culture de primeur; les sols frais, silico-argileux sont convenables à la culture de saison. Le poivron redoute plus l'acidité de sol que son alcalinité. L'optimum se situe vers un pH de 6,5-7. Le poivron est fort exigent en humidité de sol. Celui-ci doit avoir 80-85% d'humidité afin d'obtenir de bons rendements.. Lorsque l'humidité relative de l'air est basse (inférieure à 60%) et la température est élevée, les fruits ne grandissent pas. Le poivron fatigue rapidement le sol. Il est très exigent en rotation des cultures. La dissémination rapide de beaucoup de maladies interdit la monoculture. Les meilleurs rendements sont obtenus dans les terrains vierges ou nouvellement acquis, n'ayant pas été occupés par une autre solanacée pendant les 4 ou 5 dernières années. Le poivron est un bon précédent cultural pour les légumes racines.

Variétés, semis, plantation et travail de sol

Les variétés disponibles sur le marché marocain sont nombreuses: 1- type allongé: Andalus, Marconi, Belconi, 2- type cottelé (Bell type): Yolo Wonder, Capistrano, Hybell, Bell Captain, King Arther, Murango, 3- type filet: Hy Fry, Biscayne, Gypsy, Sweet Wax, Red Cherry). Le choix d'une variété doit être effectué en fonction des caractéristiques de la région (conditions édapho-climatiques, marché, longueur du cycle cultural...). La multiplication du poivron se fait exclusivement par plant, même en culture de plein champ (saison ou primeur). Les plants doivent être produits en pépinière afin de réussir la culture. Cette pépinière peut être un grand tunnel ou une serre canarienne, bien étanche, chaude, aérée pendant la journée, et à sol couvert de paillage plastique. Un ha demande près de 250-300 grammes de semences. Il y a 150-200 graines/gramme de semences. Le pouvoir germinatif des graines se conserve 4 à 5 ans. Il est recommandé de semer suffisamment de plants afin de pouvoir remplacer les manquants à la même date de plantation. Le semis a lieu dans des plateaux alvéolés, à raison d'une seule graine par alvéole. Ces alvéoles sont remplis par la tourbe noire. Pour un hectare, il faut 250 à 300 sacs de 18 kg de tourbe. Après le semis, il faut veiller à couvrir les plateaux par un film plastique de 20 microns. Ce film sera enlevé juste à l'apparition des plantules émergentes. Il faut également veiller à la protection des semences dans les alvéoles contre les rats et les souris en traitant la pépinière par un raticide. Les dates de semis sont fonction de la période visée de production. En plein champ, pour les primeur, les dates de semis s'échelonnent d'Août à Février dans la région d'Agadir et en Janvier-Février sur le reste du littoral atlantique. Pour la culture de saison, le semis s'échelonne de fin Janvier à fin Mars, surtout dans les régions de l'intérieur du pays. En arrière saison, le semis a lieu en Juin-Juillet. La plantation en place définitive a lieu, en général, 1 à 2 mois après le semis en période froide et 15 à 25 jours en période chaude, au stade 2-3 vraies feuilles. Pendant le mois qui précède la plantation, on procède à un labour profond à 35 cm; cover-cropage pour casser les mottes; nivellement du terrain si nécessaire; épandage et enfouissement de la fumure de fond (organique et minérale) sur l'ensemble de la parcelle; mise en place des brise-vents; traçage des lignes de plantation. La plantation a lieu lorsque les plants arrivent au stade 2-3 feuilles ou, parfois, si le semis a lieu dans des godets, au stade bouton floral apparent, soit 50 à 60 jours après le semis. Juste avant la plantation; on procède à une irrigation pour humidifier le sol jusqu'à une profondeur de 30 à 40 cm. Les dimensions des écartements et espacements sont comme suit: 1 m entre lignes simples x 0,4-0,5 m entre plants, ou bien 1,20 à 1,50 m entre jumelées (dans la jumelée 0,3-0,5 m et 0,4-0,5 m entre plantes dans le rang). La densité de plantation est de 20.000 et 22.000 plants/ha. Les manquants doivent être remplacés immédiatement après la reprise.

Irrigation et soins culturaux

Les besoins de la culture se situent aux environs de 400 mm pendant la période végétative et de 200 à 400 mm pendant la période de cueillettes, soit 600 à 800 mm/ cycle. Le but essentiel de tout système d'irrigation consiste à mettre à la disposition de la plante la quantité d'eau nécessaire à ses besoins en temps opportun. Toute erreur en irrigation a des conséquences graves sur la production puisque la faculté restauratrice des racines du poivron est faible. Afin d'assurer une restauration normale des racines et une bonne reprise des plants, il faut procéder de la manière suivante: on irrigue juste après la plantation et on arrête l'irrigation. La plante commence a montrer des symptômes de soif, surtout à midi, mais ce n'est pas un problème. On doit observer attentivement l'attitude des plantes: la restauration des racines commence lorsque la couleur vert foncé des feuilles revient. C'est alors à ce moment là qu'il faut apporter la 2ème irrigation. En cas de fortes chaleurs, il ne faut pas dessécher la plante; il est recommandé de l'arroser par de légères irrigations, surtout en terre sableuse. Entre les 2 premières irrigations, il ne faut pas biner afin de ne pas déranger le système racinaire. A partir de la 2ème irrigation, les arrosages doivent toujours rester rares jusqu'à la pleine floraison ou l'irrigation devient normale. A ce stade, tout déficit hydrique risque de provoquer des chutes de rendement. En ce qui concerne les soins culturaux, le tuteurage a pour but de soutenir les ramifications porteuses de fruits, ce qui permet une exposition correcte des feuilles à la lumière et une limitation des pertes de production par cassures. L'opération de tuteurage consiste à mettre de part et d'autre des lignes de plantation des piquets dépassant le sol de 0,6-1 m et distants entre eux de 1,5 m à 2 m. Il faut attacher à ces piquets, parallèlement à la ligne de plantation, deux étages de roseaux ou de ficelle, respectivement à 35-40 cm et à 60-80 cm au fur et à mesure du développement du plant. Le palissage consiste à placer les plantes entre les piquets et la ficelle ou le roseau afin de les soutenir et d'éviter qu'elles tombent sous le poids des fruits. L'ébourgeonnage consiste à enlever les bourgeons axillaires qui poussent sur la tige principale au fur et à mesure du développement de la plante. L'ébourgeonnage se fait le matin quand les pousses sont encore cassantes et se répète suivant l'allure à donner au plant. L'effeuillage consiste à éliminer les feuilles basales touchant le sol ou les feuilles âgées non fonctionnelles. On commence l'effeuillage dès que les premières feuilles jaunissent, ce qui permet une meilleure aération de la base de la plante.

Fertilisation

La fumure de fond recommandée dans la plupart des sols à richesse moyenne est la suivante: fumier décomposé: 40-50 T/ha; N: 100 kg/ha sous forme de sulfate d'ammoniaque ou d'urée; P: 150 kg/ha sous forme de supertriple 45%; K: 120-150 kg/ha sous forme de sulfate de potasse ou de KCl sauf en cas de forte salinité de sol. Le poivron exige une grande quantité de fumure minérale et organique. Il ne supporte pas le fumier récent. Il donne plutôt de bons résultats lorsque le fumier est bien décomposé. Les besoins du poivron dépendent de son stade végétatif. On distingue 3 stades différents: Le premier stade dure environ 10 semaines suivant la plantation. Il est caractérisé par une croissance assez lente et des besoins faibles en éléments minéraux. Le deuxième stade dure également 10 semaines et il est caractérisé par une croissance rapide et un début de production. Au cours de cette période les besoins en éléments minéraux sont importants. Le troisième stade, d'une durée de 10 à 15 semaines, présente une intense activité de croissance et de production (70% de la récolte totale). Durant cette période, la consommation en éléments minéraux est la plus forte. En général, la culture est ferti-irriguée. Les solutions nutritives adaptées présentent les équilibres respectifs suivants selon les stades cités: 1-1-1; 1-0,5-1,2 et 1-0,2-2,5. Une trentaine de kg d'azote sont donnés par décade/ha. Les autres éléments sont calculés en fonction de N.

Protection phytosanitaire

La pépinière doit être bien entretenue: lutte contre les larves de noctuelle (insecticides à base d'Endosulfan, de Methomyl ou de Methamidophos), contre les pucerons (Pirimicarbe, Isolane, Diméthoate, méthomyl) et les rongeurs (appâts empoisonnées). Les traitements par des fongicides à base de manèbe, mancozèbe ou produits similaires pourront être utilisés pour éviter certaines attaques cryptogamiques. Il est recommandé de lutter contre les principaux agents pathogènes par des traitements préventifs. En particulier, la culture doit être protégée contre l'oidium, la pourriture grise (Botrytis Cinerea), les acariens en temps chaud, le mildiou, Rhizoctonia et le coup de soleil (en cas de fort effeuillage). Les produits de traitement sont disponibles sur le marché; les doses d'utilisation sont prescrites sur les emballages.

Récolte

Les fruits sont fermement attachés à la plante; il est recommandé d'utiliser un sécateur ou un couteau pour effectuer la récolte. Celle-ci a lieu au stade fruits vert avant maturité pour les variétés en frais et en pleine maturité pour les variétés d'industrie (niora pour fabrication de paprika). La récolte doit être effectuée régulièrement afin de favoriser la fructification sur les ramifications. Le nombre de cueillettes en vert peut atteindre 15-20 fois. Celui des cueillettes en rouge 2-3 fois. Le rendement varie beaucoup en fonction de la variété, de la région de production, du type de la culture et de son entretien. Il peut atteindre 20 T pour 2-3 cueillettes, 40 T pour la culture de plein champ et 80 T pour la culture sous serre.

Posté par moundo à 09:19 - Commentaires [0] - Permalien [#]

LA TOMATE

La tomate

Plante et importance de la culture

La culture de tomate, (Lycopersicon esculentum), appartient à la famille botanique des solanacées et est originaire de l'Amérique du Sud. C'est une plante annuelle dont la partie consommée est le fruit mûr. Les fleurs sont parfaites. Pour une meilleure production, la pollinisation doit être assurée par les bourdons (4 ruches/ha). Le légume présente une bonne valeur nutritive; il est riche en P, vitamine A et C. La tomate a une influence propice sur le fonctionnement des reins et de l'appareil digestif. Au Maroc, les principales régions de production sont le Souss Massa, El Oualidia, El Jadida et Casablanca pour les primeurs et la culture d'arrière saison. La plupart des serres sont situées sur le littoral.

Préférences pédo-climatiques

La tomate est une plante de saison chaude. Le zéro de germination est de 12°C. L'optimum de la croissance des racines est de 15-18°C. En phase de grossissement des fruits, l'optimum de la température ambiante est de 25°C le jour et de 15°C la nuit. Les préférences en types de sol sont très larges. Le sol doit être bien aéré et drainant. L'asphyxie racinaire, même temporaire, est préjudiciable à la culture. La teneur en matière organique du sol doit être assez élevée (2-3 %) pour obtenir de bons rendements. Le pH optimal du sol est de 5,5- 6,8. La culture tolère la salinité et le bore. Elle répond bien à un apport de Zinc en cas de carence en cet élément.

Variétés, semis et plantation

Les principales variétés utilisées au Maroc sont Daniela en cas d'absence de nématodes; Gabriela en cas de présence de nématodes. D'autres variétés sont également disponibles sur le marché. Les variétés sont en perpétuelle évolution; il est recommandé de suivre cette évolution sur le marché afin de bénéficier des nouveautés des obtenteurs. La propagation est sexuée, par graine. Le semis se fait en pépinière. Le nombre de graines par gramme de semence est de 250-350. La pépinière doit être abritée (tunnel delta 9 ou Socodam; serre canarienne...). Il est conseillé d'utiliser les plateaux alvéolés pour confectionner le semis (7x11=77 mottes/plateau et 300 plateaux/ha). Le sol est d'abord couvert par un paillage plastique, en préférence noir ou vert afin d'éviter les mauvaises herbes et la contamination des racines des plantules par le sol. Après remplissage des alvéoles par de la tourbe, le semis est effectué avec précision à raison d'une graine par alvéole; il est recommandé de couvrir les plateaux, initialement disposés en bandes jumelées, par un film plastique transparent fin (20 microns). Ce plastique sera enlevé après la germination des semence. Durant la période de germination-levée, les soins donnés aux plantes sont les suivants: arrosages à l'eau claire, pulvérisation d'engrais foliaires et traitements contre les ennemis de la culture (fongicide et insecticide). Une surveillance particulière des rongeurs (souris et rats) doit être effectuée du semis à la levée; la dose de semis doit être majorée en cas de présence des rongeurs dans l'exploitation (utilisation de 80 à 100 g de semence/ha de terrain). La pollinisation nécessite l'installation de 4 ruches de bourdons/ha en période florale et durant les cueillettes. Pour la plantation, dès l'installation de la pépinière, il faut commencer à préparer le terrain pour recevoir les plantules. Le terrain doit être labouré, nivelé et désinfecté en cas de présence de nématodes (si le seuil des nématodes dans le sol n'est pas dangereux, la désinfection est à éviter puisqu'elle coûte cher et est préjudiciable à l'environnement en cas d'utilisation du Bromure de Méthyle). Différents autres désinfectants du sol sont disponibles au Maroc (solarisation, métam sodium, némacur...). La période de plantation est Juillet-Août pour la culture d'arrière saison. La culture peut être prolongée jusqu'au mois de Mai-Juin pour une production de primeurs. La densité est de 18.000 à 20.000 plants à l'hectare pour les cultures sous abris et de 23.000 à 25.000 plants/ha pour les cultures de plein champ. L'arrangement des plantes sur le terrain est de 1 m x 0,3 m.

Irrigation, soins culturaux et lutte phytosanitaire

Sous abri, il est conseillé d'utiliser le goutte-à-goutte. L'irrigation doit être continue. Il faut éviter les à-coups d'apports d'eau afin de sauvegarder la vigueur des plantes et la qualité des fruits formés. Les besoins en eau de la culture peuvent être couverts par des apports de 25 % des besoins globaux durant la phase végétative, 50 % durant le pic des cueillettes et 25 % à la dernière phase de la culture. Le sol doit être toujours porté à sa capacité au champ. Une erreur dans la conduite de l'irrigation provoque l'éclatement des fruits. Avec un équipement supplémentaire (pompe doseuse et bacs), il est facile d'introduire la fertigation dans l'exploitation. Les apports d'eau et des éléments minéraux seront assurés avec une cadence permettant à la culture de se développer convenablement; les pertes de fertilisant par lessivage seront également minimisées. Les soins donnés à la culture protégée sont le remplacement des manquants après plantation, le palissage des plantes en laissant une longueur suffisante de la ficelle en bobine pouvant servir par la suite au couchage, la taille (pincement, ébourgeonnage), le désherbage, le buttage surtout en cas d'attaque modérée des nématodes. Il faut surveiller les nématodes, les taupins, les vers gris, les pucerons, la mineuse, les acariens en temps chaud, les maladies cryptogamiques, la bactériose et le TYLC. Les traitements phytosanitaires doivent être appliqués d'une manière préventive afin d'éviter l'attaque de tout agent pathogène. Il faut, cependant éviter l'excès afin de sauvegarder l'environnement et d'économiser les charges. Les produits phytosanitaires doivent être alternés afin d'éviter le phénomène d'accoutumance aux ennemis de culture.

Fertilisation

Un apport de fond comprend 50-60 T/ha de fumier et une fumure minérale dont les doses doivent être déterminées en fonction de la richesse du sol; généralement on apporte 100 kg N/ha + 200 kg P2O5/ha + 250 kg/K2O. En couverture, par quinzaine, les apports sont les suivants: en phase végétative, 50 kg N/ha avec un équilibre de N-P2O5-K2O de 1-0,5-0,9. En période de début floraison, l'apport est le suivant: 30 kg N/ha avec un équilibre de 1-0,4-1,2. En période de cueillettes, l'équilibre suivant doit être adopté: 1-0,3-(1,8 à 2) avec une dose de N de 30 kg/ha. Au cours de la culture, des pulvérisations d'engrais foliaires doivent être appliquées régulièrement tous les mois ou en cas de nécessité. Lorsque la fertigation est utilisée, les mêmes doses peuvent être apportées en les divisant par 15 jours afin de les adapter aux apports quotidiens.

Récolte, manipulation du produit et conditions d'une bonne conservation

La cueillette peut être échelonnée sur six mois (Novembre à Mai). Les fruits cueillis doivent être manipulés avec soin afin d'éviter leur blessure. Le rendement varie de 120 à 150 T/ha sous serre et de 40-60 T/ha en plein champ, selon la qualité de l'entretien consacré à la culture. En cas de culture d'arrière saison sous abri, arrêtée en Décembre pour être suivie d'une autre culture (Haricot vert ou melon), le rendement dépasse rarement 50-60 T/ha. En ce qui concerne la conservation, il faut rappeler que la tomate produite sous abri doit être vendue en frais. Lors d'un transport à une région lointaine, il est conseillé d'entreposer les fruits dans un local frais (8-10°C et 90 % HR) en attendant l'expédition.

Particularités de la tomate de saison

Variétés, semis, plantation et travail de sol

Les variétés utilisées au Maroc font partie des deux principaux groupes de tomate, à croissance indéterminée ou à croissance déterminée. Les variétés à croissance indéterminée sont les plus utilisées (exemples: Saint Pierre; Casaque rouge; Marglobe; Montfavet; Monymaker). Les variétés à croissance déterminée sont aussi utilisées (exemples: Heinz; Roma; Homestead). La multiplication est sexuée; elle se fait par plants issus de graines en pépinière (la pépinière est d'une utilisation courante; dans le Loukkos, la pépinière dépasse 500 ha pour une plantation sur 5.000-6.000 ha de tomate industrielle). Parfois, le semis direct est effectué; il ne réussit que si des précautions sont prises (désherbage, remplacement des manquants, éclaircissage, bonne préparation du lit de semence ... etc). La dose de semis est de 1-3 kg/ha pour un semis direct et 80-100 g/ha pour un semis en pépinière. Il y a 250-500 graines/gramme de semence. Le minimum officiel de germination des semences est 75 %. Le stade de repiquage en place définitive est 6-7 feuilles (après 30-40 jours en pépinière selon les conditions de chaleur régnantes). La préparation du sol, la dose de semis, les soins donnés à la pépinière et la plantation sont des opérations identiques à celles effectuées pour tomate sous abri. L'arrangement des plants diffère, selon le type de croissance de la variété; pour la croissance indéterminée, on laisse 1 m entre les jumelées, 0,7 m entre lignes dans la jumelée et 0,4 m entre plantes dans le rang; pour la croissance déterminée, on laisse 0,7-0,8 m entre jumelées, 0,5 m entre les rangs et 0,3 m entre plantes dans le rang. En général, la date de semis est Mai-Juin.

Irrigation et soins culturaux

Il faut que l'humidité de sol soit au niveau 80% (sol à sa capacité au champ). L'irrigation doit être régulièrement menée (au moins une fois par semaine pour un sol moyen et plus fréquemment pour un sol sableux). Les soins donnés à la culture sont le remplacement des manquants pour un semis direct, le désherbage, binages et buttages avant la pleine floraison. En période post florale, il ne faut pas déranger la plante (pas de taille, ni palissage, ni tuteurage).

Fertilisation

La tomate est une plante vorace. Comme fumure de fond, on apporte 30-40 T/ha de fumier + 50 kg/ha de N + 120 kg/ha de P2O5 + 120 kg/ha de K2O. En couverture, on apporte 40 kg/ha de N + 60 kg/ha de P2O5 + 30 kg/ha de K2O à la mi-croissance et 30 kg/ha de N + 40 kg/ha de K2O à l'apparition du premier bouquet et à sa maturité.

Posté par moundo à 09:17 - Commentaires [0] - Permalien [#]

07 mars 2012

POURQUOI LES PRODUITS MARAICHERS ?

Dépuis l’indépendance jusqu'à de nos jours, l’agriculture en Côte d Ivoire, est l’activité principale génératrice de revenus. Cependant, elle est plutôt tournée vers des produits d’exploitation.

   Aussi, suite à un certains constats, entre autres la raréfaction des denrées alimentaires et leurs prix de plus en plus élevés sur les marchés, mais aussi les nombreuses campagnes de sensibilisation du gouvernement, il nous est paru impératif de mener un certain nombre d’enquêtes sur les produits maraîchers.

   De ces enquêtes, trois (3) produits particuliers ont attiré notre attention, à savoir : la tomate, le  concombre et le  piment.

    Ces deux produits, suite à nos investigations se trouvent être des produits aussi bien de consommation industrielle que domestique, qui plus se trouvent être très prisés sur le marché.

-Quelles sont donc les particularités ou caractéristiques de ces trois produits?

-Que peuvent-ils rapporter, au point de faire l’objet de notre étude, voire même au point de susciter notre envie d’y investir?

   Dans les paragraphes suivants, vous trouverez toutes les réponses à ces interrogations, mais aussi leurs caractéristiques et leur itinéraire technique.

Posté par moundo à 08:42 - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 janvier 2012

L'OIGNON ET PIMENT

NOTRE SELECTION DE PIMENTS
Big Sun Végétarien
Safi Marconi
Antillais 14.5 F1 Nobili
Avenir    

Les piments préfèrent les sols légers, bien drainés et si possible riches en matières organique et éléments fertilisants. Nos piments  de type africains ont la particularité d’être fort, parfumés et supportent bien les longs transports, telles que l’exigent les consommateurs africains. Cependant, les piments de types européens  doux et moins forts sont également disponibles.


Big Sun Type Africain

Egalement sélectionnée pour l'export, cette variété produit de beaux fruits globuleux d'un beau jaune d'or. Son fruit de 17 à 18 g est très piquant et aromatique. Sa régularité de production permet aux producteurs une fourniture régulière de fruits de qualité constante.


Avenir Type Africain
Cette variété a été spécialement sélectionnée pour les productions destinées à l'exportation des fruits de grosse taille et de qualité supérieure. Plante volumineuse et robuste avec un encombrement en largeur de 60 à 70 cm, 90 à 120 cm de hauteur. Avec sa forme globuleuse allongée et chair ridée et un poids moyen de 22 g. De couleur vert très clair à l'état immature et rouge vif à l’état mature, ce piment est piquant et très harmonique avec des fruits pendant de 5 à 8 cm. Sa précocité est de 90 jours du repiquage à la première récolte avec un rendement de 15 à 20t / ha.

Safi Type Africain  
Sélectionné à partir des écotypes locaux de l'Afrique subsaharienne, le Safi montre une très bonne adaptation aux conditions de culture et de marché de cette région avec une production régulière de fruits rouges très piquants de forme globuleuse-carrée et pesant 8g en moyenne.

Antillais 14.5 Type Africain  

Principalement destiné aux marchés locaux de l’Afrique subsaharienne, Antillais 14.5 a un fruit rouge, allongé et pointu d’une saveur très piquante. Son arome, spécifique à chinense, est supérieur aux variétés locales traditionnelles.



F1 Sunny Type Europeen  


Sa très bonne  conservation post-récolte en fait une variété particulièrement utilisée par les producteurs export de piments forts, rouges à maturité, longs et fins pour l’Europe. Sunny F1 peut également être séché pour une utilisation industrielle. La plante haute et aérée est tolérante à l’Anthracnose des fruits
( colletotrichum capsici)

 

produittropica_1_

Posté par moundo à 16:27 - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 octobre 2011

LE CHOU

Réussir la culture du chou pommé


Il est possible de classer les choux pommés en deux grandes familles :
- Les choux à pomme lisse (dit choux cabus), ronde ou pointue et rouge ou verte suivant les variétés.
- Les choux à pomme frisée (dit choux de milan)

Les choux pommés peuvent être cultivés quasiment durant toute l’année en alternant les différentes variétés disponibles et leurs périodes de plantation. Du fait de leurs faibles exigences en matière de climat, il est possible de les cultiver dans toutes les régions françaises.


Climat : Doux et humide.

Exposition : Ensoleillée.

Sol : Bien drainé, frais, humifère et peu acide.

Semis : De mars à juin ou de mi-août à septembre, en pépinières.

Plantation : Les choux cabus sont à repiquer en place de février à août pour des récoltes de printemps et d’automne. Les choux de milan sont à repiquer soit au printemps, soit en été. Installez les plants les plus vigoureux et supprimer ceux qui ne disposent pas d’œil central.

Espacement : Les choux pommés se plantent tous les 50 cm en tous sens.

Récolte : Les choux cabus se récoltent un mois et demi à deux mois et demi après la plantation.
Les choux de milan se récolte 2 à 7 mois après la plantation suivant la variétés.

Bons mariages : Le chou pommé se satisfait de la proche présence du concombre, du céleri, de la betterave, du haricot nain, du pois, de la pomme de terre, de l’oignon et de la tomate. Il convient surtout de le faire compagnonner avec certaines plantes aromatiques qui auront pour effet de repousser la majeure partie de ses parasites. Le thym, la sauge, la menthe, le romarin, la mélisse, l’hysope et l’aneth remplissent cette fonction.

Fertilisation : Les choux cabus ont besoin d’une bonne fumure riche en azote et en potasse et des arrosages abondants

Entretien : En début d’année, il est conseillé de couvrir les choux cabus pour éviter une montée en graine trop précoce du fait d’un arrêt de végétation. Les binages et sarclages d’entretien sont à réaliser durant toute la croissance des choux pommés. Arrosez en cas de sécheresse et n’hésitez alors pas à pailler.

Maladies et parasites : En cas d’attaque par l’altise les feuilles du chou se retrouvent perforées en de multiples endroits. Il est aisé de prévenir les dégâts de cet insecte, qui peut proliférer en période de sécheresse, en les repoussant grâce aux bons mariages avec des plantes aromatiques (cf ci-dessus).

La limace est une grande dévoreuse des jeunes plants fraîchement repiqués. Afin qu’elle ne ruine pas vos plantations, disposer des Pièges Anti-limaces autour de vos plants.

Le mildiou est la maladie la plus courante pour le chou pommé. Il se reconnaît par les taches d’un blanc duveteux qu’il laisse sur les feuilles. Il convient alors de détruire les plants atteints. En prévention pulvériser Tisane de Prêle et Bouillie bordelaise .

La noctuelle du chou (chenille) et la piéride du chou (papillon) dévorent littéralement jeunes plants et feuilles tendres. Les bons mariages avec des plantes aromatiques sont un excellent moyen de prévention contre ces défoliatrices. Ramassage et destruction des œufs et chenilles est recommandé dès leur apparition. En curatif un traitement à base d’ insecticide Biologique est requis.

Le puceron cendré du chou suce la sève des feuilles. Ses piqûres causent des tâches jaunes et une déformation des feuilles. Les plants trop affaiblis meurent. On peut facilement les éliminer en effectuant des pulvérisations d’Anti-Pucerons à base de Pyrèthre.

La mouche du chou est un ravageur que l’on retrouve surtout en mai. Ses larves font des mines vers le bas des plants, allant jusqu’à détruire les racines et faire mourir les choux. Là encore, pratiquer le compagnonnage avec des plantes aromatiques est un bon moyen de lutte préventive. Butter les jeunes plants et protéger leurs collets permet de réduire les risques. Enfin, placer un Filet Anti-Insectes lors de la mise en place des plants empêche les femelles d’y pondre leurs oeufs.

Rotation des cultures : Du fait de ses exigences, il est conseiller de ne pas faire revenir le chou pommé au même emplacement avant 3 ou 4 ans.

Posté par moundo à 11:19 - Commentaires [0] - Permalien [#]