drapeau

L’économie ivoirienne reste dominée par l’agriculture. Après avoir été classée troisième producteur mondial de café pendant près de trente ans,

la Côte

d’Ivoire connaît une baisse de production, passant de 250 000 tonnes en 1990 à 145 000 tonnes en 1994, pour ensuite remonter à une production de 250 866 tonnes en 2003-2004[127]. Elle en est aujourd’hui le septième producteur mondial.

La Côte

d’Ivoire est, avec 40% de la production de cacao, le premier producteur mondial devant le
Ghana[128]. La production nationale atteint 1,335 millions de tonnes en 2003-2004, la part des exportations étant de 1,060 millions de tonnes pour la même période[128]. Producteur de palmier à huile et de cocotier,

la Côte

d’Ivoire est classée parmi les trois premiers producteurs de
coton dans la sous-région[129] avec 105 423 tonnes de coton fibre exportées en 2004 principalement vers la Chine, l'Indonésie, la Thaïlande et Taïwan. Le pays produit également de l'hévéa et a également la particularité d’être le premier producteur mondial de noix de cola avec une production totale de 65 216 tonnes[130]. La canne à sucre, l’ananas et la banane, jouent un rôle important dans les exportations en Côte d’Ivoire, malgré la remise en cause des quotas par l'Organisation mondiale du commerce. Ils sont exportés en grande partie vers l’Europe comme le sont les productions fruitières (mangue, papaye, avocat et agrumes de bouche). La pomme de cajou, essentiellement localisée dans le nord du pays, s’étend depuis quelques années au centre et au centre-ouest du pays. En 2006, les productions de noix de cajou sont de 235 000 tonnes et les exportations de 210 000 tonnes[130]. Les cultures vivrières restent un appoint économique important pour le pays qui produit notamment dans ce domaine du maïs (608 032 tonnes sur

278 679 hectares

), du
riz (673 006 tonnes sur

340 856 hectares

), de l’
igname (4 970 949 tonnes sur

563 432 hectares

), du
manioc (2 047 064 tonnes sur

269 429 hectares

), de la
banane plantain (1 519 716 tonnes sur

433 513 hectares

)
[131]. Des productions de
citron, de bergamote et de bigarade sont également notées, mais en quantité plus faible[132]. La principale ressource naturelle de

la Côte

d'Ivoire est le
bois, d'ailleurs le pays en exporte plus que le Brésil. La rythme de la déforestation, peut être le plus important du monde, risque de poser à court terme des problèmes importants, tant écologique, qu'en perte de matière première indispensable, qu'en termes de perte de revenus d'exportation. En 2008, environ dix pour cent seulement des terres sont arables, mais ce chiffre est en constante augmentation depuis l'indépendance jusqu'au début des années 2000. Il l'est même d'une façon quasiment linéaire depuis le début des années 1970 où il n'était que de 5%[137] jusqu'en 2003 et stagne depuis cette date.En

2005 l

'industrie ivoirienne constitue seulement 23,1% de la
production intérieure brute (contre 24,5% en 2000)[138]. Elle affiche un déséquilibre structurel caractérisé par la domination numérique des petites et moyennes entreprises. Toutefois, en dépit des difficultés auxquelles elle se trouve confrontée, elle reste la plus diversifiée dans la sous-région ouest-africaine et représente 40 % du potentiel industriel de l’UEMOA[139].

La Côte

d’Ivoire, ou officiellement

la République

de Côte d’Ivoire, est un pays d’
Afrique occidentale, membre de l’Union africaine. D’une superficie de 322 462 km2, elle est limitée au nord par le Mali et le Burkina Faso, à l’ouest par le Libéria et la Guinée, à l’est par le Ghana et au sud par l’océan Atlantique. La population, dénombrée à 15 366 672 habitants en 1998[1], est estimée à 18 373 060 habitants en 2008[2].

La Côte

d’Ivoire a pour
capitale politique et administrative Yamoussoukro (Abidjan demeurant capitale économique), pour langue officielle le francais et pour monnaie, le franc CFA.D’abord protectorat français en 1843 et devenue colonie française en 1893, le pays acquiert son indépendance le 7 août 1960, sous la houlette de Félix Houphouët-Boigny, premier président.L’économie, essentiellement axée sur la production de café et de cacao, connaît au cours des deux premières décennies un essor exceptionnel, faisant de

la Côte

d’Ivoire un pays phare dans la sous-région ouest-africaine. En
1990, le pays traverse, outre la crise économique survenue à la fin des années 1970 et qui perdure, des périodes de turbulence aux plans social et politique